P
O
E
S
I
E
S i m o n   B a c k

Eternelle quete

Un ruisseau inquiétant nous emporte et nous exile.
Berceau chahutant aux lents vas-et-viens noséheux.

Des ailes bleues m'ont déchirées les épaules,
Pour m'envoler hors du courant agile.
Folle cavalcade dans les nuages,
le rêve n'est plus une question d'âge.
Au nom d'Icare j'ai brûlé mes ailes,
Oh la souffrance n'est plus aussi belle.
J'ai offert mon coeur et mon corps à l'amour,
La vie et la mort danserons pour toujours.

J'ai tremblé sous l'étoile qui expose ses atours,
elle si belle, et puis moi,
triste moi tellement sourd
impuissant, je reste indiferent à sa cour
Je laisse passer ma chance




une secousse se fait entendre,
Je lève les yeux vers ses emeraudes suintantes
d'où perlent, spasmotiques,
les gouttes de ses sentiments les plus profonds,
les plus puissants.
Les paupières mi-closes,
que tente-elle de proteger?
L'alcôve de son amour ne
peut-il pas contenir ma vérité?
Celle là même qui me mis à genoux
devant sa nudité, presque végétale
Et moi qui devient presque animal,
je ne peux plus contenir ma passion,
Impatiente elle martèle ma raison,
lorsque elle pointe sa croupe je m'illumine encore.
Mes mains, encore honteuses et timides,
parcourent enfin les lignes élégemment courbées
qui mènent à la chaire suave de ses seins.
Ma nervosité augmente à mesure que parcourt mes doigts,
les palpitations dorées de ses poumons.
Elle s'appaise, soumise à cette sentation éléctrique.
Tout deux ésclaves, heureux de notre sort,
imprimons à jamais le souvenir rêvé de cette soirée;
qui s'écoule et s'étire
faisant de mon âme le martyr
Payant ainsi la dette de mon plaisir.